Avec la Cravate Solidaire à Rouen, l’habit ne fait pas le moine, mais il y contribue !

5ème épisode de la série Des citoyens qui s’engagent en Normandie ! Citizens a rencontré Tina Perez, présidente de l’association La Cravate Solidaire à Rouen, et Anaïs Toutain, bénévole au sein de l’association. Découvrez à travers ce portrait croisé authentique leur histoire et celle de La Cravate Solidaire qu’elles font grandir dans l’agglomération Rouennaise.

Le regard des personnes change


L’association a été créée en 2016 à Rouen, mais elle existait déjà à Paris. Les trois créateurs, qui étaient de jeunes étudiants parisiens, se sont rendus compte que pour aller à des entretiens, il faut être habillé, et que pour certaines personnes, c’est compliqué d’avoir les bons vêtements. De là est venu de dire que l’habit ne fait pas le moine mais qu’il y contribue.


Quand une personne se regarde dans la glace avec les vêtements d’entretien, son regard change. Elle a un regard différent, plus vif, comme si ce n’était plus la même personne. Il y a quelque chose en elle qui a bougé.


Accompagner les personnes vers l’emploi en leur faisant prendre confiance en eux


La Cravate Solidaire a pour but d’accompagner des personnes plutôt défavorisées vers l’emploi, sur des parcours de rupture ou difficiles. Elle agit sur trois plans : la collecte de vêtements professionnels auprès d’entreprises, un atelier image où on discute avec les bénéficiaires et on les met en confiance, et un entretien RH où on leur donne des conseils sur le CV.


Ce qui m’a frappé, c’est que quand je leur demande « Que voulez-vous apporter à mon entreprise ? » dans les entretiens RH, ils⋅elles me répondent « Rien, je ne sais rien faire ». Il faut leur expliquer que tout le monde a un talent. Il n’y a pas des gens complètement nuls, ça n’existe pas.


Notre objectif à nous, c’est de leur faire prendre confiance en eux⋅elles et d’avoir de l’estime d’eux⋅elles-mêmes. Avec ces deux choses-là, je pense qu’ils⋅elles peuvent aborder tous les emplois.


À la rentrée, travailler davantage avec les étudiant⋅e⋅s et les femmes


On essaye d’aller vers les étudiant⋅e⋅s car on sait qu’ils⋅elles ont des difficultés pour s’acheter des vêtements. On peut avoir un bac+5 et ne pas être à l’aise dans un entretien de recrutement ou ne pas avoir de vêtements. On essaye d’ailleurs de voir si on peut travailler avec les facultés à la rentrée prochaine.


On souhaite aussi créer des ateliers spécifiques aux femmes, mais dans des populations très défavorisées où la précarité chez les femmes est plus importante que chez les hommes. Actuellement, il y a moins de femmes à La Cravate Solidaire. Beaucoup ne viennent pas encore ici car elles ont moins confiance en elles que les hommes. Anaïs Toutain, bénévole depuis les débuts de l’association, explique : « Les femmes viennent moins parce qu’elles ont une variété de tenues déjà adaptée aux entretiens. Elles ont déjà l’idée de mettre une jupe ou un pantalon. Alors que pour les hommes, c’est vraiment un changement de tenue radical. »


S’engager dans une association, c’est un ADN


Ça fait 25 ans que je suis dans des associations, parfois très différentes, mais toujours qui se tournent vers l’aide aux gens. Je fais cela en parallèle de ma vie professionnelle. Donner aux autres ça a toujours été quelque chose d’important chez moi, je trouve que j’ai eu beaucoup de chance dans la vie et qu’il faut partager cette chance avec les autres.


Anaïs Toutain commente : « Travailler dans le monde associatif, c’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis longtemps, et de toute façon si ça n’avait pas été dans le secteur associatif, ça aurait été dans le secteur de l’insertion. »


Citizens peut nous aider à trouver des bénévoles compétents


Ce que Citizens peut nous apporter, ce sont des personnes compétences dans des domaines précis, par exemple des personnes expertes en communication qui pourraient nous aider à développer la notoriété de l’association. Citizens va aussi nous aider à trouver des bénévoles, parce qu’on en a finalement besoin d’un nombre important, car ils⋅elles travaillent pour la plupart.


Ce qui nous a plu également, c’est la possibilité de faire des évènements partagés avec d’autres associations.


Permettre aux jeunes salarié.e.s d’être en accord avec eux-mêmes


Il y a très peu de jeunes dans les associations. Si les jeunes peuvent donner du temps à des associations sur leur temps de travail, ça peut les pousser à s’engager et leur permettre d’être plus en accord avec eux⋅elles-mêmes. Être en accord avec soi-même quand on travaille, c’est déjà beaucoup. Si les salarié.e.s peuvent s’engager, ils donnent plus de sens à leur travail, et c’est quelque chose qui peut apporter à l’ensemble de l’entreprise.


Anaïs Toutain témoigne : « En étant bénévole et en donnant de son temps, on se rend compte de plusieurs choses. On se rend compte de ce que l’on veut, de ce qu’on ne veut pas, de ce qu’on aime ou pas. C’est hyper gratifiant, je trouve. On voit l’évolution des personnes et on voit qu’on peut y contribuer ».


Merci encore à Tina Perez et Anaïs Toutain pour leur disponibilité, et bravo à elles et à l’ensemble des bénévoles pour leur engagement et toute cette énergie mise au service du développement de La Cravate Solidaire à Rouen.

Avec Citizens, nous souhaitons accompagner ce développement en permettant aux collaborateur⋅rice⋅s de nos entreprises partenaires de se mobiliser facilement sur des missions solidaires au sein de cette association, sur leur temps de travail ou personnel.

Vous êtes une entreprise ? Posez-nous vos questions à pierre@web-citizens.com pour en savoir plus.

Et tous ensemble, facilitons et valorisons l’engagement citoyen des entreprises et de leurs collaborateurs !

A très vite sur Citizens.

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